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Risque de chaleur urbaine dans le Grand-Nokoué : une forte aggravation à l’horizon 2100

  • dotoupadonou
  • il y a 3 jours
  • 2 min de lecture

Dans un contexte d’urbanisation rapide et de réchauffement climatique, l’analyse prospective du risque de chaleur urbaine dans le Grand-Nokoué permet d’identifier les territoires les plus exposés aujourd’hui et d’anticiper l’évolution de cette exposition à l’horizon 2100.


En 2026, le Grand-Nokoué reste majoritairement caractérisé par des niveaux faible à modéré.

Les cartes mettent en évidence une intensification nette du risque de chaleur urbaine entre 2026 et 2100, accompagnée d'une extension spatiale des niveaux de risque les plus élevés. En 2026, le Grand-Nokoué reste majoritairement caractérisé par des niveaux faible à modéré : la classe « faible » représente environ 37 % de la superficie, contre 28 % pour le risque modéré et 20 % pour le risque élevé. Le risque très faible occupe encore environ 15 % du territoire, tandis que le niveau très élevé demeure marginal. Spatialement, les secteurs les plus exposés se concentrent principalement dans les espaces fortement urbanisés de Cotonou et d'Abomey-Calavi, alors que les périphéries moins densément bâties conservent davantage de zones à risque faible ou très faible.



En 2100, la part du territoire classée en risque élevé atteint environ 30 %, et le risque très élevé apparaît de manière beaucoup plus marquée.

À l'horizon 2100, la structure du risque se modifie sensiblement. La part du territoire classée en risque élevé atteint environ 30 %, contre 20 % en 2026, et le risque très élevé apparaît de manière beaucoup plus marquée, autour de 3 %. Parallèlement, la classe de risque faible recule d'environ 37 % à 29 %, tandis que le risque très faible reste proche de 15 %. Cette évolution traduit donc moins une disparition généralisée des zones relativement fraîches qu'un basculement d'une partie importante des espaces intermédiaires vers des niveaux de risque plus élevés.



La dynamique spatiale est particulièrement révélatrice : les noyaux de chaleur déjà présents en 2026 autour des secteurs fortement artificialisés tendent à s'intensifier, s'étendre et se connecter en 2100. Cette évolution est particulièrement visible dans l'agglomération d'Abomey-Calavi et dans plusieurs secteurs périphériques en cours d'urbanisation. Elle suggère que la poursuite de l'expansion urbaine, combinée aux conditions climatiques futures considérées dans la modélisation, pourrait renforcer l'exposition des populations à la chaleur.


Il est important d'intégrer dès aujourd'hui la régulation thermique dans la planification du Grand-Nokoué.

Ces résultats soulignent ainsi l'intérêt d'intégrer dès aujourd'hui la régulation thermique dans la planification du Grand-Nokoué, notamment par la préservation des espaces végétalisés et des zones humides, le maintien de continuités écologiques, l'accroissement de la canopée urbaine et la limitation de l'imperméabilisation dans les secteurs d'urbanisation future. La carte prospective permet surtout d'identifier les espaces où l'aménagement actuel peut encore éviter la constitution de futurs hotspots de chaleur urbaine.


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Mikhaïl Padonou

Abomey-Calavi, Bénin

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